Ah si vous m’aviez vu à mon arrivée au refuge. Toute la violence d’une vie dans la rue était imprégnée sur mon visage : des traces d’anciennes griffures, quelques plaies encore ouvertes et même un plomb logé à la face interne de mon pavillon droit. Et pourtant j’ai appartenu à un humain !
Ironie du sort : il était même venu m’adopter au refuge.
Presque 9 ans après, me revoilà … en tant que chat errant porteur du Fiv.
Il a eu tellement raison de me baptiser, de me faire porter ce joli nom sucré et gourmand pour me jeter à la rue...
Remis sur pied par une équipe de soignants au grand cœur, je me permets de croire encore en l’humain.
C’est peut-être

pathétique mais ai-je vraiment le choix ?
Je ne veux pas mourir sans avoir goûter à la chaleur d’un doux foyer et aux caresses d’un être cher.
Il n’y a pas de bonheur plus grand que d’être aimé et aimer en retour.
Donnez-moi une nouvelle chance 